Mot à RTS La première du 27 août 2026
Madame, Monsieur,
Permettez-moi de réagir à votre émission « Tribu » du 26 août 2026 dont le sujet était les urbicides.
https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/l-urbicide-29339947.html dès 17mn 50s
En introduction , vous parlez de destruction intentionnelle et mettez Gaza dans ce cas. Je constate que, ni l’animateur, ni l’expert historien, ne se sont une seconde demandés si l’armée israélienne aurait peut-être préféré ne pas avoir eu besoin de le faire ?
Cette grave accusation d’intentionnalité nécessitait pourtant, un commentaire.
En voici un :
La ville de Gaza était infestée par 30’000 terroristes cachés dans un dédale de maison et terrés dans des tunnels. Ils avaient perpétré l’un des pire et horrible massacre du 21ème siècle et étaient prêts à recommencer (les textes fondateurs du hamas exigent la destruction d’Israel). Ils se sont attaqués à des enfants, des femmes, des vieillards et 300 jeunes fêtards avec un vrai esprit génocidaire.
Les experts militaires estiment que ces 30’000 hommes correspondent à 120’000 combattants en terrain découvert.
Comment donc protéger un pays situé à 3-10 km de terroristes déterminés et sans frontière naturelle ?
Bien intelligent est celui qui aurait trouvé une autre solution que l’intervention armée et bien tendancieux celui qui continuerait à affirmer que l’urbicide de Gaza était intentionnel et un projet de l’Etat d’Israël ?
En ce qui concerne l’action violente contre le bâti évoqué, elle n’était pas le but mais le moyen de sécuriser les combattants. Contrairement à ce que les médias ont essayé de nous faire croire par leurs images (souvent les mêmes), les destructions n’étaient pas seulement le fait de bombardements (qui ciblaient les « casernes » des terroristes) mais surtout la destruction à l’explosif de maisons abandonnées servant de cachettes au hamas par les soldats israéliens progressant au sol et ceci dans des actes purement militaires de sécurisation. Le livre « Matricule 07-10-23 » du capitaine Elkana, officier commando à Gaza décrit parfaitement l’enchainement de ces opérations.
De plus, la soi-disante destruction ciblée de bâtiments communautaires fait partie, encore une fois de la stratégie du mensonge du hamas (sans opposition, sans médias étrangers, menaçant de mort les voix discordantes et donc tout puissant sur place). La destruction de ces bâtiments n’a pas eu lieu, elle a été évitée au maximum mais il a fallu parfois les prendre d’assaut et donc les égratigner pour déloger les terroristes qui s’y cachaient (un crime de guerre de la part du hamas dans le cas des hôpitaux).
Donc oui, il y a eu un urbicide à Gaza mais pas un urbicide à but génocidaire ou d’établissement volontaire de la terreur tels ceux de Varsovie, de Grozny ou des villes d’Ukraine comme le traitement de votre émission le laisse supposer.
Faire une différence aurait apporté un meilleur éclairage pour que les auditeurs puissent se forger une vraie opinion.
J’ai, de plus, été assez soufflé quand l’invité a parlé de la destruction volontaire du vivre-ensemble à Gaza.
Que dire du vivre-ensemble en regard de l’attaque des kibboutz frontaliers souvent très aidants pour les gazaouis !
Alors oui à ce type d’émission très intéressante avec le concours d’un historien mais totalement non quand elle favorise des propos, fussent-ils ceux d’un expert, quand celui-ci ne connait visiblement rien à la situation.
L’historien était invité, il a le droit de s’exprimer.
C’est la rédaction de l’émission qui fait, à mon sens, mal son travail; peut-être par désinformation, peut-être en voulant prendre trop de pincettes avec une « cause palestinienne » dans l’air du temps.
Face à l’horreur absolue du pogrom d’octobre 23, il me semble que cela n’aurait pas été trop difficile de tempérer certaines affirmations sans trop choquer une opinion publique déjà assez formatée anti-Israël par nos médias francophones souvent désinformés !
Mais y a-t-il vraiment, sur « La Première » une volonté d’être objectif sur la situation à Gaza ? Ayant beaucoup suivi les émissions de cette chaîne concernant cette crise durant la période qui a suivi le massacre, je me permets d’en douter !
Je vous remercie de m’avoir lu et vous prie, Madame, Monsieur, de recevoir mes meilleures salutations.