Mot à la RTS au sujet du 12h45 du 29.4.25
Madame, Monsieur,
Le TJ de la RTS1 fait souvent cavalier seul dans le monde des TJ francophones en ce qui concerne le conflit à Gaza.
Il a récemment rendu compte de la publication d’un rapport de Amnesty International (TJ de 12h45 du 29 avril 2025); ce qui est parfaitement légitime.
Ce qui l’est moins c’est le développement ayant suivi qui inclut, sans nuances, des propos très agressifs vis à vis de l’Etat israélien.
Ces propos sont tenus par deux « directrices de l’action » d’Amnesty.
Quelle position ont réellement ces deux femmes dans cette ONG pour se permettre d’attaquer de cette manière un état souverain qui se défend contre des terroristes sanguinaires ?
Semblant être des opérationnelles et non des responsables stratégiques, quelle est leur crédibilité face à un sujet si sensible ?
Non seulement ces deux personnes qualifient l’action de Tsahal de génocidaire, mais l’une des deux enchérit en affirmant qu’Israël a l’intention (donc le projet) d’éliminer le « groupe de palestiniens de Gaza ». Qu’entend-elle par le « groupe de palestiniens de Gaza » ? Tente-t-elle de subtilement laisser planer un doute qui renforcerait la thèse du génocide ?. Ce serait insupportable !
Le reportage aurait été acceptable si les propos de ces employées de l’ONG avaient été équilibrés par la mention, de, au moins, un ou deux des faits suivants:
- Que les informations parvenant aux ONG et même à l’ONU sont fournies par leurs collaborateurs palestiniens sur place. Ces gazaouis vivent dans la pire dictature islamiste du monde et ne doivent donc leurs droits de « témoins » et surtout leur survie uniquement à leur allégeance au hamas.
- Qu’il y a eu un 7 octobre 2023 qui était bien, lui, une tentative de génocide prémédité puisque l’intention génocidaire d’éradiquer Israël figure dans les textes fondateurs du hamas.
- Qu’il est compliqué pour une armée de combattre des ennemis sanguinaires, prêts au génocide, à moins de 5km des premiers villages israéliens et se cachant parmi sa propre population (ce qui est un crime de guerre).
- Que l’armée israélienne prévient de ses frappes sur les terroristes et demande à la population de se déplacer pour éviter les victimes collatérales. Il y a malheureusement parfois des innocents touchés, la plupart du temps volontairement empêchés, par le hamas lui-même, de se mettre à l’abris (boucliers humains et, au pire, possibilité de montrer des corps à l’occident crédule).
- Que le hamas, lui, le 7 octobre, dans son intention génocidaire, n’a donné aux plus faibles aucune possibilité de s’en sortir; il a même regardé dans les yeux les bébés qu’il a égorgés et les femmes qu’il a violées !!
- Que le hamas a tiré 10’000 roquettes depuis le 7 octobre (100’000 depuis 2005), des armes imprécises donc ciblant la population au hasard et donc clairement génocidaires.
- Que le hamas peut à tout moment mettre fin à la guerre en libérant les otages détenus de manière inhumaine ou pire. On pense à la famille Bibas. Ne pas le faire dans les conditions actuelles est un acte odieux envers son propre peuple. Au prix de graves conséquences, sa seule obsession est la destruction d’Israël pour rendre le territoire à l’Islam !
En début de reportage, un certain sentiment de manipulation est renforcé par la une scène de soit-disant bombardement israélien de la maison de déplacés.
Une caméra fixe est particulièrement (par hasard ?) bien placée.
La seule démonstration que ce plan nous apporte est, d’ailleurs, la preuve (si vraiment l’explosion est la conséquence d’un tir de drone) qu’Israël cible très précisément ses ennemis et, en aucun cas ne pratique un génocide.
Les scènes qui suivent ne semblent avoir aucune unité de lieu et aucun rapport avec la première et sont probablement un tournage suivi d’un mauvais montage de la part du hamas.
Pour ceux qui s’en rappellent , cela fait penser à l’affaire Al-Durah; un mensonge journalistique qui a finalement coûté la vie à des dizaines de personnes de confession juive dans le monde arabe, et pas seulement.
Un TJ du service public doit rester neutre. Il y a d’autres types d’émissions pour développer ce genre de sujet sensible. Ces autres émissions, animées par un spécialiste, assureront la participation de personnes à visions diverses.
La TV suisse romande se serait-elle laissée prendre, à nouveau, à l’une des habituelles manipulations du hamas ?
Ce serait grave. Ce qui l’est à coup sûr, c’est le manque de rigueur journalistique de certaines rédactions de la RTS qui semblent mener campagne contre Israël avec pour conséquence un risque de montée de l’antisémitisme.
Je vous remercie de m’avoir lu et vous prie, Madame, Monsieur de recevoir mes meilleures salutations.
Réponse de la RTS:
Monsieur,
Je vous remercie de votre message et de l’attention portée à notre journal du 29 avril.
La RTS s’efforce de couvrir l’actualité internationale avec rigueur, en s’appuyant sur des sources reconnues comme Amnesty International.
Les propos cités dans ce reportage reflétaient la position officielle de l’ONG. Je prends note du fait que certaines formulations vous ont heurté et tiens à vous assurer que l’équilibre des points de vue demeure un principe essentiel pour notre rédaction.
Concernant votre remarque sur le contexte des images diffusées et le risque de manipulation, nos équipes sont attentives à la vérification des sources et à la présentation nuancée des faits.
La RTS ne mène aucune campagne partisane. Elle s’engage à fournir une information équilibrée, respectueuse de la diversité des sensibilités, et consciente de ses responsabilités dans un climat de tensions.
En vous remerciant de votre fidélité et avec mes meilleures salutations,
Cynthia Gani
Cynthia Gani
Rédactrice en chef adjointe
Actualité TV