Emission Drôle d'époque du 12.6.25 + échanges

Jeudi 12 juin 2025 était diffusée l’émission DROLE D’EPOQUE  sur RTS La Première atteignable par le lien suivant:

Une partie de l’émission m’a semblé discutable; il s’agit de « Emilie à une question et tout le monde y répond», un micro-trottoir animé par Emile Gasq atteignable grâce au lien:

Dans cette rubrique, Mme Gasq persiste (voir plus bas) à utiliser notre service public pour faire insidieusement sa croisade anti-israélienne personnelle.

Ce 12 juin, dans son micro-trottoir, elle sélectionne 3 réactions de personnes interviewées on ne sait où (peut-être dans la même manifestation pro-hamas ??), 3 réactions visant M. le Conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Choisir une réaction était probablement acceptable mais en placer 3 confine clairement à l’attaque politique  contre M. Cassis; et rappelons le encore une fois, dans une émission d’après-midi, sur le service public.

Ce sentiment d’acharnement de la part de Mme Gasq est accentué par le fait qu’il s’agit de la 3ème fois en peu de temps (voir ci-après)  que, dans cette même rubrique, somme toute intéressante et amusante, elle sélectionne et met en évidence, de manière récurrente des réactions d’interviewés anti-israéliennes.

1ère fois le 13 mai: début de la rubrique à 1h20’30’’; analyse discutable de Mme Gasq: 1h26’08’’

2ème fois le 23 mai: début de la rubrique à 1h23’24’’; passage litigieux à 1h28’50’’

Il semble d’ailleurs que je ne sois pas le seul à être interpellé par ces récurrences, puisque même l’animateur principal. M. Matthey-Doret, pas trop rassuré à la fin de la diffusion du micro-trottoir, pose à Mme Gasq la question symptomatique: « Rassurez-moi, ce n’était pas 3 fois la même personne ».

Par ce courriel, je réitère ma position qui consiste à déplorer l’utilisation du service public pour promouvoir insidieusement des positions politiques en visant même, cette fois, une personne appartenant à notre plus haute Autorité.

Vous remerciant de m’avoir lu, je vous prie, Madame, Monsieur, de recevoir mes meilleures salutations

 

Réponse de Mme Marti

Monsieur Rapin,

Je vous remercie pour votre message et l'attention que vous portez à nos émissions. Nous prenons très au sérieux les retours de nos auditeurs et apprécions l'opportunité d'y répondre.

Nous avons à cœur de respecter les principes du service public, particulièrement en ce qui concerne l'équilibre des points de vue. J'ai donc réécouté attentivement les passages que vous citez et souhaite apporter quelques précisions.

Tout d’abord, je rappelle que le principe du micro-trottoir implique que les personnes interrogées sont choisies au hasard. Le montage qui en résulte n'a pas valeur de sondage mais reflète une tendance de l'opinion à un moment particulier. La liberté d’expression des intervenants est garantie, dans les limites de la loi.

Concernant l'émission du 12 juin, le nom d'Ignazio Cassis est en effet cité trois fois, mais une seule fois en lien avec le conflit israélo-palestinien, évoquant une réaction officielle qui tardait, sans autre parti pris. Il est important de noter que le droit à la critique des personnalités politiques existe dans notre pays, il est même essentiel dans tout média de service public digne de ce nom.

Dans l'émission du 13 mai, la question posée par Emilie Gasc était cette fois-ci directement liée au conflit israélo-palestinien. Les réponses étaient pour la plupart nuancées, donc aucunement problématiques. De plus, l'invité du jour était Philippe Kenel, président de la Licra-Suisse, qui a pu réagir en direct en abordant notamment le concept d'universalisme.

Quant à l'émission du 23 mai, dans la séquence d'Emilie Gasc, il était question du canton du Jura. La mention faite par un intervenant de la plainte déposée par un collectif jurassien concernant l'inaction de la Suisse à Gaza est un fait d'actualité et non un commentaire partisan.

Au vu de ces éléments, je ne peux souscrire à votre conclusion selon laquelle Madame Gasc utiliserait l'antenne du service public pour promouvoir des positions politiques personnelles. Soyez assuré que nous restons vigilants quant à l'équilibre et à l'impartialité de nos émissions, tout en respectant la liberté d'expression et le droit à l'information de nos auditeurs.

En vous remerciant encore pour votre message qui contribue à notre réflexion continue sur la qualité de nos programmes, je vous prie d’agréer, Monsieur Rapin, l’expression de mes meilleures salutations.

Véronique Marti

Cheffe de l’Unité Société audio
Société & Culture

 

Ma réponse

Madame Marti,

Je vous remercie infiniment pour votre réponse complète.

Prises séparément, les émissions ne semblent que peu problématiques. Ce qui me gêne, moi et quelques personnes avec qui je suis en relation, c’est la récurrence. Dans chacune des 3 émissions, il y a, chaque fois, une manière assez habile de rendre les propos défavorables à l’Etat d’Israël ou envers les personnes qui essayent de modérer les propos actuellement politiquement corrects. Pour le 13 mai et le 23 mai, mes courriers décrivent précisément le processus ressenti.

Pour être franc, certaines personnes, et j’en fait partie, ont le sentiment qu’à la RTS (radio et TV), il y a des consignes pour traiter l’information à charge d’Israël.

En ce qui concerne la TV, j’ai souvent comparé le traitement de l’info sur la RTS et sur les chaînes françaises.  Ces dernières sont infiniment plus prudentes, en particulier quand l’information semble venir du hamas.

Habitué à consulter de nombreuses sources, j’ai modestement compris comment fonctionne la transmission de l’information depuis l’événement à Gaza. Tout est contrôlé par un hamas dictatorial qui décide de la vie et de la mort des informateurs. L’ONU s’est fait prendre à ce jeu et ce n’est pas l’AFP (qui n’a jamais voulu déclarer les terroristes du 7.10 comme tels) qui va corriger le tir.

Pardonnez-moi cette diatribe mais elle permet d’expliquer les nerfs à vif de certains.

Je vous réitère mes remerciements et vous prie, Madame Marti, de recevoir mes meilleures salutations.

 

Réponse de Mme Marti

Monsieur Rapin,

Je respecte votre ressenti mais je peux vous affirmer qu’il n’y a aucune consigne à la RTS qui influencerait les journalistes sur leur traitement de l’information concernant le conflit israélo-palestinien.

Avec mes meilleures salutations

Véronique Marti